Diane Landry

Les Sédentaires clandestins

Date de production
2001
Technique d'expression
Sculpture sonore avec automatisation
Dimensions
287 x 260 x 140 cm
À propos de Diane Landry

Née à Cap-de-la-Madeleine (aujourd'hui Trois-Rivières) en 1958

Artiste visuelle et performeuse, Diane Landry est une spécialiste du détournement d’objets. Travaillant à partir d’éléments trouvés, elle les réorganise, les fusionne, les transforme pour leur donner un sens nouveau. Landry explore les nombreuses possibilités qu’offrent les technologies actuelles afin de s’approprier et modifier des objets du quotidien. Artiste du mouvement, elle est connue pour ses installations sculpturales cinétiques et ses performances jouant sur la lumière, l’ombre, le son et la mobilité. Ses œuvres sont exposées dans plusieurs pays sur quatre continents, entre autres, aux États-Unis, au Mexique, en Argentine, en Australie, en Chine et en France. Diane Landry reçoit, en 2014, la bourse de carrière Jean-Paul Riopelle du Conseil des arts et des lettres du Québec, récompensant l'apport d’un artiste à sa discipline ayant permis le renouvellement du langage artistique. L’année suivante, elle se voit décerner une bourse prestigieuse de la John Simon Guggenheim Memorial Foundation de New York. Elle est la seule Québécoise sélectionnée parmi plus de 3 000 candidats.

À propos de Les Sédentaires clandestins

L’installation Les sédentaires clandestins de Diane Landry est présentée en 2001 dans le cadre de l’inauguration d’une nouvelle salle au Musée national des beaux-arts du Québec, destinée à l’art contemporain. Dans l’obscurité se déploie une sculpture métallique automatisée constituée de tourne-disques, de différents moteurs, cage à ressort, de petits véhicules et d’autres objets choisis. Sous un éclairage halogène, cette structure sonore effectue un mouvement constant, programmé numériquement à l’aide de contrôleurs MIDI. Ces chorégraphies mécaniques peignent le plafond de tableaux d’ombres projetées, tel un théâtre d’ombres. Toute la salle d’exposition se trouve ainsi habitée par les sons et les images produits par la sculpture. Sur certaines tables tournantes reconfigurées, de petits véhicules tournent en rond. Ces tableaux automatisés semblent évoquer la circulation, la ville, les machines, le passage incessants des gens : c’est un monde urbain miniature. Landry propose ici une observation de la réalité urbaine d’aujourd’hui, un monde insensé dans lequel nous courrons sans cesse, répétant les mêmes gestes encore et encore. Au public, elle pose la pertinente question : serions-nous des automates réfléchis?

Suggestions
Suggestions de médias
  • BEAUDRY, Eve-Lyne (2012). Les Défibrillateurs.
    Joliette : Musée d'art de Joliette, 118 p.